La ferveur pour Johnny vue du Québec

Michel Sparer de Québec nous envoie le texte suivant ;  une certaine manière d’analyser l’engouement hexagonal autour du décès de Johnny Hallyday
Le décès de Johnny Hallyday il y a quelques jours et surtout sa dimension émotive en France et la commémoration populaire de ce samedi sur les Champs Élysées m’a rappelé accessoirement la distribution géographique quasi planétaire de notre sympathique groupe de la Pensée du jour. Plusieurs d’entre vous, ici en Amérique du nord, là en Afrique, ailleurs en Europe ont été gentiment intrigués par cet événement… qui a pris des dimensions -disons-le-  cataclysmiques, tout en restant largement hexagonal. Bref ! Il leur manquait quelques morceaux pour décoder le phénomène.
Ainsi, au pays des Lumières, on pleurerait à chaudes larmes un gamin dont se sont entichées presque 3 générations de Français, toutes strates sociologiques confondues.
Une remarque tout d’abord pour comprendre ce besoin de décodage ressenti hors Hexagone. Malgré  une carrière de 50 ans, 100 M disques vendus, des spectacles gigantesques etc. le paradoxe est que ce succès n’est pas réellement sorti de son public français ou belge, est resté sans écho, même là où les publics se pressent pour applaudir les artistes français. Et ce à cause de caractéristiques assez particulières. Le phénomène Johnny s’est développé à Paris et ailleurs en France sur la formule d’une vie américaine fantasmée, d’une culture américaine essentiellement imitée. On comprendra évidemment que ce phénomène ne pouvait intéresser les États-Unis, qui ont à domicile des milliers de musiciens du cru, dans le Rock’n Roll, le Country et le Blues.
Au Québec par exemple, Johnny aura été au plus une gentille curiosité. Ici, les gens ont remarqué ce phénomène essentiellement par attachement à ce qui touche la culture de nos amis français. Cela étant, comprenons-nous bien : Johnny n’a jamais été  ici un « ticket » susceptible de déplacer massivement des Québécois ou Québécoises. Ici, en termes d’artistes français, les Québécois depuis 40 ans ont rempli à guichets fermés les salles de Françis Cabrel, Julien Clerc, Jean Ferrat, Michel Fugain, Jean-Jacques Goldman,  Michel Jonasz, Bernard Lavilliers, Didier Barbelivien Liane Foly, Maxime Leforestier,  Michel Delpech et plus récemment, Souchon-Voulzy, Patrick Bruel, Alain Bashung, Zaz etc.
Quant à la ferveur hors norme qui se concentrera ce samedi sur ce défilé aux Champs-Élysées, quelques codes pour permettre à nos amis  hors-Hexagone de s’y retrouver. Pourquoi retrouvera-t-on cette communion si forte, dans une société qu’on connait et qui est peu coutumière de l’engouement pour de tels personnages?

 

Ce samedi, je crois qu’elle réunira en fait les gens finalement par le souvenir de leur propre jeunesse, de la musique, de leur mariage… de leur vie sur trois, quatre décennies.

Et là, les unes se souviendront du petit Parisien du quartier Lafayette/Duroc, leurs 16 ans, ses yeux bleu et cette vitalité apparemment sans limites qui leur ont fait « perdre la carte » , comme on dit au Québec.
Les autres se rappelleront les premiers grands spectacles de rock un peu organisés… et leurs enfants se souviendront des méga spectacles des 20 dernières années où la fierté française ira à leur Johnny, dont la stature mythique n’avait plus rien à voir avec le jeune famélique s’inventant à toute force une étrange vie américaine. Son personnage de scène aura dépassé leurs attentes et… son imagination.
Bonne journée
Pour ce qui me concerne, je suis fan des chansons de Johnny… en voici une parmi tant d’autres.
Bon dimanche mes amis

La saison des vendanges (suite)

Voilà, cette après-midi j’avais décidé d’aller chercher du vin.

Bien évidemment, je suis allé chez Al Couderc (voir mon post précédent ).

Comment mieux choisir son moment, ils étaient en phase de ‘décuvage’

Quèsaco ? (expression provençale… pas loin de chez nous)

Pour rappel, lors de la vendange, les grappes sont mises dans une cuve.

Les premiers jus extraits donneront les vins rosés.

Les grappes restent dans la cuve durant une période déterminée par le vigneron, c’est là que se révèle tout son art.

Tous les jours, des contrôles gustatifs (peut-être les plus importants) mais aussi de température, de taux d’alcoolémie (comme les gendarmes sur la route …) et puis un jour, il faut décuver.

Il s’agit, après avoir transféré le jus dans une autre cuve, de sortir le moult et de le presser pour en tirer les dernières gouttes ; elles seront, elles aussi, transférées dans une autre cuve.

La ‘fabrication’ du vin est une alchimie délicate qui nécessite le maximum d’attentions.

Cette après-midi, il m’a été donné de participer à l’opération. Voici quelques photos.

La mise au pressoir

Les raisins sont récoltés au sortir de la cuve et versés dans le pressoir ; je vous en ai déjà expliqué le fonctionnement dans mon précédent post.

 

 

Voici une vidéo de la presse en action. Fabien Rouffiac, vigneron, élimine les petits déchets qui ne doivent pas se retrouver dans le jus.

Pour les amoureux de belles mécaniques anciennes, le pressoir dont question date des années soixante, il est composé d’une vis sans fin à double pas, un pas gauche et un pas droit… technique astucieuse. Il y a aussi un régulateur de pression qui évite de trop presser le raisin et d’écraser les pépins (pas trop bon pour la qualité du vin). Voici une courte vidéo en gros plan du travail de cette vis sans fin.

Au moment de les quitter, je veux leur serrer la main… Christian et Fabien me montrent leurs mains… toutes rouges… « ce sont des mains de vignerons, il faudra du temps pour leur rendre leur couleur ‘normale’.

J’aime toujours autant le vin.

Bonne nuit mes amis et merci à l’équipe de Al Couderc, cela me fait de plus en plus plaisir de m’intégrer dans cette magnifique région du Sud-Ouest.

J’espère vous faire découvrir bientôt d’autres richesses de notre nouvel environnement.

Bonne nuit mes amis.

Une question pour sourire

Savez-vous ce qui différencie un homme d’un enfant ?

Bon, je sais, quelques mauvaises langues féminines sans doute diront que … rien justement… les hommes sont de grands enfants.

Je vous propose plutôt la réponse suivante : un enfant, vous pouvez le laisser seul avec la baby-sitter.

Si vous aviez besoin de vous en convaincre, je vous propose de lire la chouette BD intitulée « Une petite tentation » dont le scénariste est Jim et le dessinateur Grelin parue chez Glénat en 2013.

 Et dont le résumé  proposé par l’éditeur s’intitule : « Portrait d’une génération désenchantée »

Calista est étudiante le jour et baby-sitter la nuit, et sa vie ne la fait pas vraiment rêver…

Une nuit, sa copine Anna, libre et extravertie, s’incruste dans l’appartement où travaille Calista. Anna découvre les lieux avec envie : beau quartier, 150 m², dressing de rêve, écran au mur…

Alors comme un défi, Anna lance à Calista : et si elles séduisaient le mari à qui appartient cet appartement ? Et si elles viraient sa femme pour prendre sa place, tout simplement ? Elles gagneraient vingt ans sur le parcours « normal ».

Et à partir de cette vague plaisanterie, les deux amies vont tout faire pour atteindre leur but. Une petite tentation est un jeu trouble, mêlant attirance et infidélité.

Un album marquant, qu’on ne peut refermer qu’à la toute dernière page.

Je vous souhaite une agréable soirée mes amis