Le CETA… il faut relancer les négociations

Drapeau de la Wallonie
  • S’il n’est pas impossible de penser qu’un accord de libre échanges entre le Canada et l’Europe pourrait être profitable au commerce mondial (particulièrement mal en point en ce moment !!!).
  • S’il n’est pas impossible d’imaginer qu’une relance du commerce mondial pourrait être de nature favoriser la croissance (mais la croissance est-elle de nature à améliorer la situation de nos populations ??? Personnellement, j’en doute fort !!!).
  • S’il n’est pas impossible de penser que de signer une convention internationale est susceptible de bétonner les relations entre les signataires et donc de protéger les différentes parties prenantes.

Il faut cependant constater que :

  • Toutes les négociations relatives à la signature de ce CETA et aussi du TTIP se sont déroulées dans le plus grand secret…
  • Et donc, nos représentants politiques n’ont pas pu imprimer la marque de la démocratie sur ces négociations.
  • Et aussi on découvre de larges zones d’ombre dans ces documents.
  • Il est inquiétant de constater le forcing politico-économique dont fait l’objet la Wallonie qui a pris une position forte dans ce dossier .
  • Le réglement des différends entre les investisseurs et les États (ISDS) présente de réels dangers pour les politiques que les Etats souhaiteraient mener. Plus d’informations sur le système ISDS via WIKIPEDIA.

Je vous propose de trouver ici un article sur le site de la RTB dans lequel des universitaires canadiens encouragent la Wallonie à résister aux pressions qu’elle subit… Une pièce supplémentaire à verser au dossier.

En conséquence, je rejoins la position adoptée par le Parlement de la Wallonie et demande que soient réouvertes les négociations.

Jusqu’à ce que l’on y voit plus clair.

Je vous souhaite un excellent jeudi mes amis.

La fin du capitalisme !!!

Michel Santi fait partie de ces personnes qui m’inspirent et me permettent d’avancer dans ce monde complexe qui est le nôtre.

Vous comprendrez, en lisant le sous-titre de son blog : « L’irrévérence est mon dogme » que je partage largement ses analyses et vous les relaie de temps à autre.

Je vous invite à faire connaissance plus largement en suivant ce lien .

En résumé, il est Franco-Suisse né à Beyrouth en 1963 d’une mère libanaise et d’un père diplomate ; il a été, entre autres,cambiste, trader, patron d’une salle de marché, conseiller de Banques centrales de pays émergents, professeur de finances à Genève,…

Aujourd’hui, comme il le dit lui-même, « je franchis le pas en direction du monde de l’Art, où je constitue désormais des « portefeuilles d’art » et des collections aux clients d’Art Trading & Finance. Je crée ainsi la première « family office » du monde de l’art. Notre site : www.artradingfinance.com« 

Ce parcours peu banal lui donne l’autorité nécessaire pour exprimer quelques vérités qui méritent réflexion.

Sa dernière livraison en date s’intitule : « Il y a une vie après le capitalisme », je vous invite à la lire ici.

J’en extrais l’une ou l’autre phrase particulièrement pertinente :

« Depuis, nous nous sommes rendus compte que la classe moyenne –pilier de nos démocraties modernes– croulait sous les coups de boutoir de ces dettes illégitimes encouragées par les politiques pour maintenir la paix sociale et prodiguées par la finance pour gonfler ses profits. »

ou encore plus loin :

« […] nos économies sont désormais de plus en plus construites sur l’échange gratuit de l’information, totalement incompatible avec le capitalisme classique dont la raison d’être est le profit et le moyen d’y parvenir la compétition. »

Et sa conclusion :

« Est-il naïf d’émettre le vœu que le capitalisme sauvage soit progressivement remplacé par une ère de collaboration entre les acteurs économiques ? »

Je partage vraiment sa naïveté et vous invite à en faire de même.

Bon dimanche mes amis.

Excellent article de Vincent Engel

Vincent Engel, écrivain belge et professeur à l'UCL

« L’Europe, combien de divisions ? (*)  » publié aujourd’hui sur le site du Soir

Sous titré : L’Europe est en péril, le retour du fascisme menace. Faut-il la sauver ? Oui, répond Vincent Engel, pour sauver la démocratie.

Je vous invite vivement à le lire, il analyse le projet européen et le voit animé par trois forces antagonistes :

  • Les idéalistes,
  • Les forces plus ou moins occultes qui dominent le monde de la finance et de l’économie,
  • et, entre les deux, les eurosceptiques qui, revers de la médaille de la démocratie, ont réussi à se faire élire au parlement et n’ont d’autre but que de détruire l’institution et le projet européen (on en connaît en Belgique présents au Gouvernement fédéral et qui inscrivent, dans leur statut, la fin de la Belgique… strange isn’t ???)

Alors, Vincent Engel se demande si l’Europe deviendra fasciste ; en effet, comme l’écrit Philippe Destatte :

 » Le fascisme revient en force, parce que, dès son origine, le fascisme est un mélange sulfureux de socialisme, de nationalisme et de révolution, un « surnationalisme » où la nation se définit comme un ensemble homogène, racialement et religieusement, un espace fermé, un « club » sélectif et interdit d’accès à tout étranger – définition radicalement opposée à celle des Lumières, pour qui la nation est un projet auquel quiconque a le droit d’adhérer. »

Et Vincent Engel conclut :

 » Il faut sauver  […] La démocratie, d’abord, et un projet européen réel, fondé sur le partage de valeurs et de richesses, ancré sur les citoyens. Je n’en ai rien à faire de la « souveraineté » nationale ; mais je veux défendre la souveraineté citoyenne, de tous les citoyens européens, qu’ils le soient de naissance, par choix ou par nécessité. Cela signifie : mettre un terme aux privatisations ; relancer un véritable service public ; fonder une législation fiscale unique au profit des citoyens et non des entreprises supranationales ; donner un véritable pouvoir au parlement européen et réduire considérablement celui des gouvernements nationaux ; appliquer au quotidien les valeurs que nous revendiquons, à commencer par l’accueil des personnes en danger et par l’aide aux plus démunis, aux plus fragilisés.

Inutile de préciser que je partage complètement cette analyse.

Bonne soirée à vous mes amis.

(*) On attribue cette phrase à Joseph Staline à qui le Ministre des Affaires étrangères français de l’époque, Pierre Laval suggérait d’autoriser le rite catholique afin de se réconcilier avec le Pape Pie XI. Cette réponse interrogative, rapportée par Winston Churchill dans ses mémoires, exprime la conception qu’avait Staline de la politique : un rapport de force brutal et sans états d’âme. Pour lui, le minuscule État du Vatican qui représente le monde catholique n’avait aucun rôle à jouer dans les relations internationales. (In Citations et Proverbes’ à voir sur le site citations.savoir.fr)

En écrivant ces lignes, j’écoute Pink Martini Live in Portland (2006).