La saison des vendanges (suite)

Voilà, cette après-midi j’avais décidé d’aller chercher du vin.

Bien évidemment, je suis allé chez Al Couderc (voir mon post précédent ).

Comment mieux choisir son moment, ils étaient en phase de ‘décuvage’

Quèsaco ? (expression provençale… pas loin de chez nous)

Pour rappel, lors de la vendange, les grappes sont mises dans une cuve.

Les premiers jus extraits donneront les vins rosés.

Les grappes restent dans la cuve durant une période déterminée par le vigneron, c’est là que se révèle tout son art.

Tous les jours, des contrôles gustatifs (peut-être les plus importants) mais aussi de température, de taux d’alcoolémie (comme les gendarmes sur la route …) et puis un jour, il faut décuver.

Il s’agit, après avoir transféré le jus dans une autre cuve, de sortir le moult et de le presser pour en tirer les dernières gouttes ; elles seront, elles aussi, transférées dans une autre cuve.

La ‘fabrication’ du vin est une alchimie délicate qui nécessite le maximum d’attentions.

Cette après-midi, il m’a été donné de participer à l’opération. Voici quelques photos.

La mise au pressoir

Les raisins sont récoltés au sortir de la cuve et versés dans le pressoir ; je vous en ai déjà expliqué le fonctionnement dans mon précédent post.

 

 

Voici une vidéo de la presse en action. Fabien Rouffiac, vigneron, élimine les petits déchets qui ne doivent pas se retrouver dans le jus.

Pour les amoureux de belles mécaniques anciennes, le pressoir dont question date des années soixante, il est composé d’une vis sans fin à double pas, un pas gauche et un pas droit… technique astucieuse. Il y a aussi un régulateur de pression qui évite de trop presser le raisin et d’écraser les pépins (pas trop bon pour la qualité du vin). Voici une courte vidéo en gros plan du travail de cette vis sans fin.

Au moment de les quitter, je veux leur serrer la main… Christian et Fabien me montrent leurs mains… toutes rouges… « ce sont des mains de vignerons, il faudra du temps pour leur rendre leur couleur ‘normale’.

J’aime toujours autant le vin.

Bonne nuit mes amis et merci à l’équipe de Al Couderc, cela me fait de plus en plus plaisir de m’intégrer dans cette magnifique région du Sud-Ouest.

J’espère vous faire découvrir bientôt d’autres richesses de notre nouvel environnement.

Bonne nuit mes amis.

La saison des vendanges

Vous connaissez mon intérêt pour le vin… pas œnologue, je n’ai pas cette prétention mais plutôt consommateur ; quand le vin coûte moins cher que la bière (triste pour un belge n’est-il pas ;-)) mais en même temps plus cher que l’eau du robinet… Allez, trêve de commentaires.

Donc nous nous approvisionnons chez un vigneron indépendant : le domaine Al Couderc à La Bastide de Lévis. Voir leur page Facebook ici

Alors, quand Christian Bousquet, le vigneron m’a proposé de rejoindre l’équipe pour voir comment ils vendangeaient, j’ai bien évidemment accepté de suite.

Donc, ce lundi matin (pas trop tôt quand même sachant qu’ils avaient commencé à 5 heures le matin !!!), je les ai rejoints dans le vignoble.

La vendange se  fait à la machine, c’est plus rapide et les qualités du raisins sont mieux sauvegardées… je m’abstiendrai de tout commentaire car je sais que cette méthode (comme tout d’ailleurs) possède ses détracteurs.

Voilà donc l’engin en action :

La première étape qui dure quelques secondes permet de programmer la machine, en effet, selon le type de cépage, les grappes sont différentes et les paramètres de la machine doivent être adaptés.

Entre les roues, des batteurs secouent la vigne pour en libérer les grappes.

Vous constaterez à l’arrière des godets bruns qui récoltent les grappes et les amènent dans les réservoirs situés de part et d’autres de l’engin.

Quand ces réservoirs sont pleins, ils sont vidés dans la benne d’un tracteur.

Avant d’être amenés pour le stockage.

Mais voilà, la journée ayant commencé à 5 heures le matin, il faut savoir se ménager des pauses (et puis, on est dans le midi !!!) Pause donc à l’invitation du chef

Une fois rentrés, il faut encore les stocker. Une trémie permet d’amener le raisin récolté vers les cuves prévues à cet effet. A ce niveau, le vigneron doit encore éliminer à la main les éléments qui ne peuvent se retrouver avec le raisin. Un métier très manuel dont on dit qu’il constitue le ‘geste du vigneron’.

Dès que les raisins sont mis dans la cuve pour la fermentation, le vigneron laisse couler le ‘jus clair’ qui sera transvasé dans une autre cuve, il deviendra le rosé. Cette année, le rosé sera plus foncé.

Les premiers jus de raisins s’écoulent de la cuve, ils deviendront le rosé

Autre opération, le pressage, dans un pressoir datant de 1961, des raisins sont écrasés pour en extraire le jus.

Une machine à extraire le jus du raisin

L’intérieur étant composé de 2 disques qui se rapprochent l’un de l’autre le long d’une vis sans fin comprenant d’un côté un pas droit et de l’autre un pas gauche… astucieux comme idée.

Et le jus extrait est réinjecté dans la cuve de fermentation.

Qu’ajouter encore après toutes ces informations… la parfaite propreté qui règne dans ces lieux, tout est lavé à grandes eaux à chaque étape, le respect d’une température basse pour parfaitement maîtriser la fermentation,  le professionnalisme de ces artisans et la volonté de fournir un produit de qualité gage de satisfaction des consommateurs.

Malheureusement, aux dires des témoins que j’ai rencontrés ce lundi matin, il n’y a plus beaucoup de jeunes pour reprendre ces exploitations… Dommage car il s’agit d’un savoir faire qui risque de se perdre !!!

Je remercie toute l’équipe du Domaine Al Couderc de m’avoir permis de passer ces quelques heures avec eux… J’apprécie encore plus le vin que je bois.

A votre santé mes amis.

Nettoyage écolo

Voilà, avec près de 2 ha de terrain qui n’a pas toujours été très entretenu, nous nous retrouvons avec pas mal de branchages, petits arbustes, taillis à devoir dégager.

Par ailleurs, les chênes abandonnent (comme tous les arbres d’ailleurs) leurs feuilles à l’automne et à l’hiver (et pour les chênes, cela dure aussi au début du printemps).

Nous nous retrouvons donc avec des m³ de ‘déchets’ végétaux (je n’aime vraiment pas ce terme de ‘déchets’) à devoir gérer.

Les propriétaires précédents (et nos voisins aussi d’ailleurs) utilisent la technique de l’écobuage (*) et l’on voit régulièrement des fumées s’élever dans le ciel de notre région.

Cette démarche n’est pas particulièrement écologique… Nous souhaitions donc une autre formule.

Par ailleurs, notre terrain n’était pas particulièrement fermé…

Je me suis alors souvenu d’une technique que j’avais repérée en forêt de Soignes alors que j’étais bloqué dans un embouteillage un soir en revenant du bureau… Les responsables de l’entretien utilisaient les branchages élagués pour créer des barrières naturelles pour, notamment, délimiter les espaces de parking.

Nous avons donc décidé de mettre cette technique en oeuvre autour de notre terrain.

Alors, voici à quoi ressemble le terrain avant intervention :

Des feuilles, des branchages, des herbes séchées, de la mousse,… mais déjà le début d’une barrière végétale.

Et quand nous avons fini de travailler :

Une magnifique barrière végétale qui va nous ramener de la biodiversité.

Alors, cela ne se fait pas sans mal, il faut évidemment alterner des branchages découpés pour éviter trop d’épaisseurs (nécessité d’avoir un excellent sécateur et un très bon coupe branche) et des feuilles pour faire la masse.

Les cuisiniers parleraient certainement d’une lasagne !!!

Dans les prochains jours, nous allons semer des fleurs devant ces barrières : cosmos, capucines, pois de senteur, fleurs de lin,…

Et l’été sera très coloré.

Je suis évidemment à votre disposition pour toute information que vous pourriez souhaiter.

Et pendant ce temps, le carré potager est prêt à recevoir les premiers légumes de la saison (dans quelques jours quand même !!!).

Bonne soirée mes amis

(*) l’écobuage : ou débroussaillement par le feu, est une pratique agricole ancestrale pratiquée dans le monde entier ; cette pratique est interdite par de nombreuses préfectures.