De la complexité à la cohérence.

Bonsoir à vous,

Ce matin, à la RTBF ‘La Première’, j’ai écouté la présentation du ‘Mot de Matin Première’ par Fabrice Grosfilley, il s’agissait du mot COHERENCE. Je vous invite à retrouver ce mot de Fabrice Grosfilley en suivant ce lien.

Il n’est pas trop difficile d’imaginer le contexte général dans lequel il a développé son argumentation. Les attentats de Paris, le passage de 3 à 4 du niveau d’alerte par l’OCAM, le fait de donner des primes aux chauffeurs de bus pour les inciter à rouler malgré le maintien de l’alerte au niveau 4, mettre des policiers en armes devant les écoles,… Affirmer que la vie peut reprendre son cours normal alors que la menace est encore maximale…

Tout cela manque un peu de cohérence.

Et ce manque de cohérence n’est pas uniquement dû aux (non) décisions des politiques ou des responsables mais aussi au formidable enchevêtrement d’événements qui se bousculent sur notre petit écran ou dans les journaux, la radio,…

Et pourtant, ainsi qu’il le précise, nous avons, plus que jamais, besoin de cohérence. « Dans le brouhaha du moment, nous avons pourtant bien besoin de mesures lisibles et acceptées par tous. La compréhension des consignes, la confiance dans les forces de l’ordre, la reconnaissance de l’autorité politique permettent d’assurer notre cohésion ».

Je relève des mots forts comme compréhension, confiance, reconnaissance, cohésion.

En ajoutant l’étymologie latine du terme ‘cohérence’ qui vient du verbe cohaerere qui signifie ‘attacher ensemble’, nous aurons compris toute l’importance de la cohérence.

Cette démonstration m’a fait penser au concept de COMPLEXITE cher à Edgar Morin et à la définition qu’il donne à ce mot.

« Quand je parle de complexité, je me réfère au sens latin élémentaire du mot « complexus », ce qui est tissé ensemble. Les constituants sont différents, mais il faut voir, comme dans une tapisserie la figure d’ensemble. »

Nous avons trop appris à séparer pour, du moins le croyions-nous, mieux appréhender, ne pas être submergé par trop de connaissances ou d’informations (infobésité).

Alors, dans ce monde de plus en plus complexe, nous devons développer une vision transversale des choses plutôt que de nous spécialiser à outrance.

Nous devons apprendre à relier qui, comme le dit Edgar Morin, « ne consiste pas simplement à établir bout à bout une connexion, mais établir une connexion qui se fasse en boucle », en rétroaction (fededback) qui joue alors le rôle d’un mécanisme amplificateur.

C’est sans conteste un de nos plus formidables défis.

Bonne soirée mes amis.

 

 

 

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