Excellent article de Vincent Engel

« L’Europe, combien de divisions ? (*)  » publié aujourd’hui sur le site du Soir

Sous titré : L’Europe est en péril, le retour du fascisme menace. Faut-il la sauver ? Oui, répond Vincent Engel, pour sauver la démocratie.

Je vous invite vivement à le lire, il analyse le projet européen et le voit animé par trois forces antagonistes :

  • Les idéalistes,
  • Les forces plus ou moins occultes qui dominent le monde de la finance et de l’économie,
  • et, entre les deux, les eurosceptiques qui, revers de la médaille de la démocratie, ont réussi à se faire élire au parlement et n’ont d’autre but que de détruire l’institution et le projet européen (on en connaît en Belgique présents au Gouvernement fédéral et qui inscrivent, dans leur statut, la fin de la Belgique… strange isn’t ???)

Alors, Vincent Engel se demande si l’Europe deviendra fasciste ; en effet, comme l’écrit Philippe Destatte :

 » Le fascisme revient en force, parce que, dès son origine, le fascisme est un mélange sulfureux de socialisme, de nationalisme et de révolution, un « surnationalisme » où la nation se définit comme un ensemble homogène, racialement et religieusement, un espace fermé, un « club » sélectif et interdit d’accès à tout étranger – définition radicalement opposée à celle des Lumières, pour qui la nation est un projet auquel quiconque a le droit d’adhérer. »

Et Vincent Engel conclut :

 » Il faut sauver  […] La démocratie, d’abord, et un projet européen réel, fondé sur le partage de valeurs et de richesses, ancré sur les citoyens. Je n’en ai rien à faire de la « souveraineté » nationale ; mais je veux défendre la souveraineté citoyenne, de tous les citoyens européens, qu’ils le soient de naissance, par choix ou par nécessité. Cela signifie : mettre un terme aux privatisations ; relancer un véritable service public ; fonder une législation fiscale unique au profit des citoyens et non des entreprises supranationales ; donner un véritable pouvoir au parlement européen et réduire considérablement celui des gouvernements nationaux ; appliquer au quotidien les valeurs que nous revendiquons, à commencer par l’accueil des personnes en danger et par l’aide aux plus démunis, aux plus fragilisés.

Inutile de préciser que je partage complètement cette analyse.

Bonne soirée à vous mes amis.

(*) On attribue cette phrase à Joseph Staline à qui le Ministre des Affaires étrangères français de l’époque, Pierre Laval suggérait d’autoriser le rite catholique afin de se réconcilier avec le Pape Pie XI. Cette réponse interrogative, rapportée par Winston Churchill dans ses mémoires, exprime la conception qu’avait Staline de la politique : un rapport de force brutal et sans états d’âme. Pour lui, le minuscule État du Vatican qui représente le monde catholique n’avait aucun rôle à jouer dans les relations internationales. (In Citations et Proverbes’ à voir sur le site citations.savoir.fr)

En écrivant ces lignes, j’écoute Pink Martini Live in Portland (2006).

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