La saison des vendanges

Vous connaissez mon intérêt pour le vin… pas œnologue, je n’ai pas cette prétention mais plutôt consommateur ; quand le vin coûte moins cher que la bière (triste pour un belge n’est-il pas ;-)) mais en même temps plus cher que l’eau du robinet… Allez, trêve de commentaires.

Donc nous nous approvisionnons chez un vigneron indépendant : le domaine Al Couderc à La Bastide de Lévis. Voir leur page Facebook ici

Alors, quand Christian Bousquet, le vigneron m’a proposé de rejoindre l’équipe pour voir comment ils vendangeaient, j’ai bien évidemment accepté de suite.

Donc, ce lundi matin (pas trop tôt quand même sachant qu’ils avaient commencé à 5 heures le matin !!!), je les ai rejoints dans le vignoble.

La vendange se  fait à la machine, c’est plus rapide et les qualités du raisins sont mieux sauvegardées… je m’abstiendrai de tout commentaire car je sais que cette méthode (comme tout d’ailleurs) possède ses détracteurs.

Voilà donc l’engin en action :

La première étape qui dure quelques secondes permet de programmer la machine, en effet, selon le type de cépage, les grappes sont différentes et les paramètres de la machine doivent être adaptés.

Entre les roues, des batteurs secouent la vigne pour en libérer les grappes.

Vous constaterez à l’arrière des godets bruns qui récoltent les grappes et les amènent dans les réservoirs situés de part et d’autres de l’engin.

Quand ces réservoirs sont pleins, ils sont vidés dans la benne d’un tracteur.

Avant d’être amenés pour le stockage.

Mais voilà, la journée ayant commencé à 5 heures le matin, il faut savoir se ménager des pauses (et puis, on est dans le midi !!!) Pause donc à l’invitation du chef

Une fois rentrés, il faut encore les stocker. Une trémie permet d’amener le raisin récolté vers les cuves prévues à cet effet. A ce niveau, le vigneron doit encore éliminer à la main les éléments qui ne peuvent se retrouver avec le raisin. Un métier très manuel dont on dit qu’il constitue le ‘geste du vigneron’.

Dès que les raisins sont mis dans la cuve pour la fermentation, le vigneron laisse couler le ‘jus clair’ qui sera transvasé dans une autre cuve, il deviendra le rosé. Cette année, le rosé sera plus foncé.

Les premiers jus de raisins s’écoulent de la cuve, ils deviendront le rosé

Autre opération, le pressage, dans un pressoir datant de 1961, des raisins sont écrasés pour en extraire le jus.

Une machine à extraire le jus du raisin

L’intérieur étant composé de 2 disques qui se rapprochent l’un de l’autre le long d’une vis sans fin comprenant d’un côté un pas droit et de l’autre un pas gauche… astucieux comme idée.

Et le jus extrait est réinjecté dans la cuve de fermentation.

Qu’ajouter encore après toutes ces informations… la parfaite propreté qui règne dans ces lieux, tout est lavé à grandes eaux à chaque étape, le respect d’une température basse pour parfaitement maîtriser la fermentation,  le professionnalisme de ces artisans et la volonté de fournir un produit de qualité gage de satisfaction des consommateurs.

Malheureusement, aux dires des témoins que j’ai rencontrés ce lundi matin, il n’y a plus beaucoup de jeunes pour reprendre ces exploitations… Dommage car il s’agit d’un savoir faire qui risque de se perdre !!!

Je remercie toute l’équipe du Domaine Al Couderc de m’avoir permis de passer ces quelques heures avec eux… J’apprécie encore plus le vin que je bois.

A votre santé mes amis.

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