Le mot du jour : la franchise

Vous vous douterez bien que je ne veux pas parler ici de cette manière d’exploiter un commerce qui consiste à se ranger sous la bannière d’une grande enseigne, ni de l’exonération de sommes dues : je reçois l’intervention de ma compagnie d’assurance déduction faite de la franchise qui reste à ma charge…, encore moins bien sûr de l’exonération de taxes et d’impôts : installer son entreprise en zone franche,… non évidemment.

Je veux parler de la sincérité.

J’ai pensé à la sincérité en politique en lisant cette phrase d’Ivan Tourgueniev dans une récente parution du journal ‘Le Soir’ :

[box]  » La franchise est la meilleure des diplomaties, sans doute parce qu’elle ne fait pas de tort à l’autre. »[/box]

Ivan Tourgueniev est un écrivain russe ; comme d’habitude, je vous propose d’en savoir plus sur lui en consultant Wikipédia.

Dans le même ordre d’idée, je voudrais vous citer des phrases extraites de l’excellent livre de Pierre Rosanvallon, Professeur au collège de France intitulé : « le bon gouvernement » (Seuil, collection du Nouveau Monde – août 2015) :

 » […] que le pouvoir n’est pas une chose mais une relation et que ce sont les qualités de cette relation qui définissent la différence entre une situation de domination et celle d’une simple distinction fonctionnelle, au sein de laquelle peut se développer une forme d’appropriation citoyenne du pouvoir. « 

Et, plus loin, quant à la détermination des qualités personnelle requises pour être un « bon gouvernant » :

 » […] un lien de confiance entre gouvernants et gouvernés, pour fonder ainsi une démocratie de confiance. »

 » La confiance étant définie comme une de ces « institutions invisibles » dont la vitalité a pris une importance décisive à l’âge de la personnalisation des démocraties. Nous en examinerons deux à titre principal : l’intégrité  et le parler vrai. »

Pour en savoir plus sur Pierre Rosanvallon, lire ici.

Enfin, ce dimanche matin, je lisais un article de Nicolas Baygert dans « Le Vif » de ce 5 septembre et intitulé « La politique à l’heure des super héros » (retrouvez l’intégralité de l’article ici) et dont j’extraits ces phrases :

 » Mais l’héroïsme est également attendu du politique lui-même. Plus que jamais, les citoyens qui n’espèrent plus rien de leurs élus se languissent d’un Elu. »

 » De même, la « vague populiste » constatée dans plusieurs pays de l’UE confirme cet appel aux leaders charismatiques, aux game-changers, aux héros. A l’instar de la domination du catalogue hollywoodien par les super héros, va-t-on vers une « marvelisation du politique » ?

Plus loin :

 » On signalera toutefois, que contrairement à la démagogie, l’héroïsme en politique est d’essence tragique, achilléen : il désigne celui qui se voue au sacrifice devant l’oeuvre à accomplir, pour la postérité. »

Nous manquons cruellement de femmes et d’hommes politiques qui peuvent se hisser au niveau de ces super héros que nous méritons sans nul doute.

Mais ne devrions-nous pas commencer par devenir nous-mêmes les super héros sincères de nos proches et, de la sorte, donner l’exemple ?

Je vous souhaite le meilleur des dimanches mes amis (en attendant les suivants bien sûr 🙂

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