Le mot du jour : RACINES

Voici quelques jours, je vous faisais part dans un post intitulé ‘Brûler ses vaisseaux’ (retrouvez-le ici) de la décision que nous avions prise, mon épouse et moi de vendre notre maison en Belgique.

Cette décision nous interpelle évidemment par rapport à nos racines, nos origines même à l’époque de la mondialisation, de l’hyperconnexion…

Représentatives de cette interrogation, les racines de cet arbre, mises à nu par les crues du lac d’Issarlès dont j’ai pris la photo cet été.

Depuis lors, nous avons eu de nombreuses questions, de nombreux commentaires et, étonnamment, des peurs de la part d’autres personnes.

Alors bon, je vous avoue que cela m’a interpellé : « couper ses racines ??? »

Hier matin,  j’ai entendu Adrien Joveneau dans l’émission ‘Les belges du bout du monde’ sur le Liban, il parlait du livre ‘Les Désorientés’ de Amin Maalouf.

J’ai voulu en savoir plus.

Voici ce que dit (entre autres) Amin Maalouf sur les racines :

 » Les arbres doivent se résigner, ils ont besoin de leurs racines, les hommes pas. Nous respirons la lumière, nous convoitons le ciel, et quand nous nous enfonçons dans la terre, c’est pour pourrir.

 » La sève du sol natal ne remonte pas par nos pieds vers la tête, nos pieds ne servent qu’à marcher.

 » Pour nous, seules importent les routes. Ce sont elles qui nous convoient – de la pauvreté à la richesse ou à une autre pauvreté, de la servitude à la liberté ou à la mort violente. Elles nous promettent, elles nous portent, nous poussent, puis nous abandonnent. Alors nous crevons, comme nous étions nés, au bord d’une route que nous n’avions pas choisie ».

Et cette autre phrase :

 » D’autres que moi auraient parlé de « racines »… Ce n’est pas mon vocabulaire. Je n’aime pas le mot « racines », et l’image encore moins. Les racines s’enfouissent dans le sol, se contorsionnent dans la boue, s’épanouissent dans les ténèbres ; elles retiennent l’arbre captif dès la naissance, et le nourrissent aux prix d’un chantage : « Tu te libères, tu meurs ! »

L’image de la route m’a aussi rappelé la phrase  en exergue de mon blog et extraite du livre de Edgar Morin ‘Enseigner à vivre’ :

 » Je remercie mes fidèles amis qui m’accompagnent sur le chemin non tracé d’avance qui est le mien ».

dan

 

N’ayons pas peur mes amis, si l’avenir est incertain nous avons les ressources pour l’atteindre et, de toute façon, comme le dit Woody Allen

« Je m’intéresse à l’avenir car c’est là que j’ai décidé de passer le restant de mes jours »

Bon dimanche mes amis.

 

Je voudrais terminer ce petit mot par une pensée pour toutes ces femmes, tous ces hommes et ces enfants qui décident d’abandonner leurs origines et leurs racines, de prendre la route et tous ses dangers pour rejoindre nos pays et y trouver un avenir meilleur.

Je leur dédie cette magnifique chanson a cappella de Pierre Perret ‘Lili‘.

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