Pourquoi je suis optimiste.

Ceux qui me connaissent savent que je suis perplexe quant à l’avenir de notre monde. Beaucoup de choses sont en train de changer de manière vertigineuse et je ne suis pas sûr que quiconque maîtrise encore tant soit peu l’évolution des choses ni même leur connaissance pour en expliquer les imbrications. Je vous propose à ce sujet de retrouver Edgar Morin sur la pensée complexe par exemple ici.

Et pourtant, je reste un indéfectible optimiste, je crois en effet que le génie humain va trouver les solutions à nos problèmes et parviendra à intégrer cette complexité avec les mêmes outils que ceux qui provoquent cette complexité (la formidable capacité de calcul des ordinateurs et la puissance des Big Data par exemple).

Et je ne suis pas seul à être optimiste… Je partage ce sentiment avec un auteur que j’apprécie beaucoup : Michel Serres.

MICHEL SERRES Membre de l’Académie française, Michel Serres est un philosophe né en 1930 à Agen. Epistémologue, il étudie l’histoire des sciences et de la communication. Il a enseigné trente-cinq ans à l’Université Stanford. On lui doit notamment La communication (1969), Variations sur le corps (1999), Hominescence (2001). Son dernier essai, Petite poucette (2012), sur les nouvelles technologies, s’est écoulé à plus de 250 000 exemplaires.

Je viens de lire une interview de ce sage dans ‘L’Hebdo’, magasine suisse. Vous trouverez ici le lien vers cet article.

Mais je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer un extrait :

[box type= »bio »] Beaucoup de vos confrères sont «ronchons» (Alain Finkielkraut, Eric Zemmour), alors que vous, vous êtes émerveillé!

Ce n’est pas la peine de pleurer sur un monde disparu. Je ne peux pas faire autrement que de vivre dans ce monde. Il est devant moi, il faut que je le pense, que je sois lucide sur lui, pour aider mes enfants, mes étudiants, les générations futures.

La philosophie veut dire sagesse. Sagesse, pour moi, veut dire sage-femme. Etre l’accoucheur du monde futur. Je suis une sage-femme!

Les ronchons disent volontiers: avant, c’était mieux. Ça tombe bien, parce qu’avant, j’y étais! Eh bien nous étions gouvernés par Franco, Mussolini, Lénine, Staline, Mao, Pol Pot, Hitler, etc. Rien que des braves gens qui nous ont coûté 150 millions de morts.

Nous vivons depuis soixante-dix ans en paix. C’est unique dans l’histoire. Je suis très content de vivre dans ce temps. Mon optimisme est un optimisme de combat. Bien sûr, notre époque est mouvante, tourbillonnaire. Ceux qui sont angoissés, c’est parce qu’ils n’ont ja- ja- jamais navigué (il reprend la mélodie de la chanson Il était un petit navire et rit).[/box].

Je vous souhaite un merveilleux dimanche mes amis et je vous dis à très bientôt

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