Soutenir la Grèce… une urgence démocartique

Dimanche 12 juillet 2015

Je termine la lecture d’un article du Monde Diplomatique de mars 2015 sous la plume de Serge Halimi.

Il est d’une cruelle actualité en ce dimanche de négociations qui, une fois encore, sont qualifiées ‘de la dernière chance’ ; je vous invite à le lire ici

Et si nous acceptions qu’un vote qui porte un parti au pouvoir est l’expression même de la démocratie.

Et si nous acceptions que ce vote est confirmé par un référendum quelques semaines plus tard.

Et si nous acceptions de reconnaître le fait qu’un peuple a le droit de refuser le diktat imposé par d’autres pays.

Alexis Tsipras sait qu’il a raison, il est d’ailleurs soutenu dans sa démarche par l’ensemble des partis démocratiques grecs et même le Président Obama le disait dans une interview accordé à CNN le 1er février 2015 :

[box] « On ne peut pas continuer à pressurer des pays en dépression. A un moment donné, il faut une stratégie de croissance pour pouvoir rembourser ses dettes. »[/box]

Les économistes sont nombreux qui contestent la politique d’austérité menée actuellement au prétexte qu’elle ne pourra en aucun cas aider les pays à éponger leurs dettes.

Alors, ce dimanche matin, personne ne sait encore comment les choses vont évoluer.

On sait déjà que le sommet européen prévu ce soir pour entériner un accord de l’Eurogroupe a été annulé, signe qu’il n’y aura pas d’accord.

Je voudrais terminer sur cette citation de Simone de Beauvoir à propose des grèves ouvrières de juin 1936 en France et que cite Serge Halimi dans son article :

[box] Nul ne sait comment les choses tourneront. (…)

Mais aucune crainte n’efface la joie de voir ceux qui toujours, par définition, courbent la tête la redresser. (…)

Ils ont enfin fait sentir à leurs maîtres qu’ils existent. (…)

Quoi qu’il puisse arriver par la suite, on aura toujours eu ça.

Enfin, pour la première fois, et pour toujours, il flottera autour de ces lourdes machines d’autres souvenirs que le silence, la contrainte, la soumission (*). »[/box]

Je vous invite vraiment à lire cet article… l’analyse de Serge Halimi va largement au-delà de mes modestes commentaires.

Bon dimanche mes amis et formulons le vœu que la raison l’emportera sur le dogmatisme.

 

(*) Simone Weil, « La vie et la grève des ouvrières métallos », Œuvres complètes. Ecrits historiques et politiques, vol. II, Gallimard, Paris, 1991.

 

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