Un livre que j’aime beaucoup

Bonjour,

Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous mon coup de coeur pour un bouquin écrit par Bruno Colmant et agrémenté de dessins de Pierre Kroll : « Cinquante nuances d’aigris » sous titrés ‘Scènes grinçantes de la vie en entreprise croquées par Bruno Colmant et Pierre Kroll’ ; publié aux Editions ‘Renaissance du Livre’

Vous trouverez le lien vers le site de l’éditeur ici.

J’ai lu ce bouquin dans l’avion vers et de retour de Toulouse et j’avoue que, non seulement j’en ai déjà relu des passages particulièrement savoureux mais que j’ai aussi fait la lecture à voix haute pour mes collègues… Nous nous sommes tous retrouvés dans les situations décrites.

Il s’agit de scènes observées dans la vie de l’entreprise, elles sont très courtes (une page ou une page et demi), elles sont écrites avec une plume acérée, tous les mots tombent juste.

Et que dire des dessins de Pierre Kroll sinon qu’il est égal à lui même…

Je ne résiste pas à l’envie de vous reproduire un court passage :

NEGOCIANT EN VAINS

Dans les vieilles entreprises qui se lézardent, les réunions internes sont toujours longues.

Il y a trop de tout : de gens, de papiers, de décision de ne pas décider, de bâillements, de points à l’ordre du jour, de problèmes jamais tranchés.

En revanche, il n’y a jamais assez d’idées ni de visions.

Pourquoi ?

Parce que les cadres doivent, avant tout, faire le consensus social et devenir un dénominateur commun de leurs semblables. Alors, les hommes font toujours traîner les réunions pour ne pas être dévoilés dans leur incapacité à décider.

Ils sont obséquieux et pointilleux des procédures.

Et puis, les réunions, cela fatigue et donc cela occupe.

Rester grouper permet de réduire les idées… Et quand ces réunions ont lieu le matin, elles débordent toujours, comme du lait sur le feu, sur le temps de midi.

Répétant les mêmes gestes pour abolir le temps, le groupe n’aime pas les gens du dehors.

Il préfère les choses qui se mesurent de manière simplifiée.

Hors de l’entreprise, le monde est un livre clos et un univers borné.

Malheur à celui qui suggère que la vie se construit dehors.

Le groupe, lui, s’essaye en permanence à convaincre son maillon le plus faible. Souvent, il s’égare ensemble, mais tout seul.

(pages 69 et 70)

Vous aurez compris que je vous en recommande la lecture.

Bon samedi mes amis

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